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Festival IRAN
- Perles musicales
Alhambra
- 10, rue de la Rôtisserie - Genève
Dimanche 25 septembre
17h, Films : Au rythme des tambours
A l'instar du système musicaux de
l'Inde ou du monde arabe, le radif, système traditionnel
des modes de la musique savante persane, a développé
une science extrêmement subtile et profonde de l'expressivité
musicale, englobant les niveaux multiples de l'être.
Qu’ils accompagnent la voix ou d’autres instruments
ou qu’ils soient joués en solo, les instruments
à percussion des musiques d’Iran remplissent
plusieurs fonctions : les rythmes répétitifs
des cérémonies mystiques occupent une place
centrale dans leur déroulement ; ailleurs, ils accompagnent
les efforts des gymnastes traditionnels, ou apportent leurs
riches tonalités aux concerts de musique savante persane.
Hâl
Yves de Perretti, France, 2003 (54’) - version
française
Production : Play Films, Paris
Le célèbre musicien Djamchid
Chemirani et ses fils Keyvan et Bijan ont constitué
récemment un trio de tambours zarb. Les fils jouent
par ailleurs avec des musiciens de jazz, de musique mandingue
ou de flamenco ; mais ils ont reçu l’enseignement
du zarb de leur père, de « poitrine à
poitrine ». Le hâl est un état d’inspiration,
un moyen d’élévation spirituelle propre
au soufisme. Le film raconte l’histoire d’une
transmission musicale et d’un voyage en Iran qu’entreprennent
le père et les deux fils. Ce retour au pays est un
pèlerinage à la fois familial et culturel, aussi
bien dans les splendeurs architecturales d’Ispahan qu’en
studio avec le chanteur Ali Reza Ghorbani.
The Rhythm – Hossein
Tehrani and his drum
Manuchehr Tayyab, Iran, 1971 (8’), sans paroles
Distribution : Comité du Film ethnographique, Paris
Ce court-métrage, chef d’œuvre
du cinéma iranien, évoque poétiquement
la première expérience musicale de Hossein Tehrani,
grand joueur de tambour zarb ou tombak et maître de
Djamchid Chemirani C’est en allant au gymnase traditionnel
(zourkhane) que Tehrani, commença sa pratique musicale.
Mais les voisins de la famille se plaignaient du bruit du
tombak au père de Hossein. Le jeune musicien s’exerça
alors à jouer dans le train sur la ligne entre Lalehzar
et le sud de Tehéran.
La Fosse sacrée
Hagir Dariush, Iran, 1964 (15’), version française
Distribution : Comité du Film ethnographique, Paris
Le zourkhane ou « maison de la force
» est un haut lieu de la culture sportive traditionnelle
iranienne, un lieu où un arts martial spectaculaire
s’exerce aux sons de poèmes épiques chantés
sur l’accompagnement de tambour zarb. Ponctués
d’invocations à Dieu, au prophète Mohammad,
à son gendre Ali et aux imams, les exercices sportifs
font références aux pratiques militaires de
l’islam médiéval.
Ding
Bahram Ghobadi, Iran, 1996 (20’), sans paroles
Production : Mij Film, Teheran
Ce film présente la vie du peuple kurde
et son amour pour sa musique traditionnelle. Les tambours
jouent en particulier un rôle important dans les fêtes
et les cérémonies, dont les Kurdes d’Iran
sont des adeptes particulièrement fervents.
Jeudi 29 septembre
20h30, Films : Le Ta’zieh,
théâtre religieux de l’Iran
Le
Ta’zieh est un des plus anciens théâtres
rituels d’Iran. Il combine des éléments
d’anciens rituels, des faits historiques, des interprétations
et des improvisations théâtrales. Le Ta’zieh
ressemble aux anciens rites funèbres qui exaltaient
les héros de la mythologie persane. À travers
les siècles, le jeu théâtral est devenu
passionnel ; il met en scène la vie, les souffrances
et la mort de l’Imam Hossein, figure centrale de l’histoire
des pays chiites, symbole de l’esprit de résistance
et de la révolte contre l’injustice. L’Imam
Hossein, petit-fils du prophète Mohammad, quitte Médine
avec toute sa famille et une escorte pour rejoindre Koufa,
la ville insurgé contre le Calife de Damas. Sa caravane
est interceptée dans l’oasis de Kerbala et l’armée
de Yazid massacre l’Imam et sa famille. C’est
à travers le Ta’zieh que les spectateurs apprennent
la vie de l’Imam Hossein, ainsi que les notions du bien
et du mal et le sens de la justice divine.
La passion de l’imam
Hossein
Soheila Haghdoost, Iran, 1997 (52’), sous-titré
en français
Distribution : Les films du village, Paris
La réalisatrice Soheila Haghdoost
retourne en Iran avec son frère qui s’était
exilé durant dix-huit ans. Ils vont dans le village
natal de leur père à Mehrabad, Sud de l’Iran.
L’exilé retourné au pays joue le rôle
du farangi, « l’étranger », l’ambassadeur
franc qui aurait tenté de porter secours à l’Imam
Hossein. Pleurs collectifs, cris, fracas de tambours…
tout le village vit la passion de Hossein avec une grande
ferveur, et l’émotion populaire est à
son comble.
Ta’zieh : Another Narration
(Ta'zieh Beh ravayati digar)
Parviz Jahed, Iran, 2001 (75’), sous-titré
en anglais
Distribution : IFVC, Washington
L’analyse et l’interprétation
traditionnelle et religieuse du Ta’zieh dans un village
rural de la province du Mazandaran dans le Nord de l’Iran.
A travers la description des caractéristiques poétiques,
littérales et historiques du théâtre Ta’zieh,
nous découvrons le sens des mises en scènes,
le jeu des acteurs et le rôle des costumes. Les éléments
du Ta’zieh sont mis en relation avec les contes épiques
de la mythologie persane et les récits du Shahnameh
de Ferdowsi, qui mettent en vers de nombreuses histoires persanes,
légendaires ou anecdotiques, retraçant l'histoire
de l'Iran depuis ses origines mythiques jusqu'à la
conquête arabe.
Samedi 1er octobre
15h, Films
: La quête musicale
A travers le temps, l’Iran a vu fleurir quantités
de poèmes et de chants, centrés sur le thème de la recherche
de l’Amour, avec ses joies et ses peines, ses bonheurs et
ses tribulations. Les musiques populaires ou savantes, par
leur délicatesse et surtout leur profondeur, ont souvent été
les montures idéales de ces textes. Poèmes traduisant, à travers
le langage du symbole ou de l'allusion, de profondes réalités
spirituelles, musiques évoquant par les inflexions des voix
et des instruments les élans de l'âme, ont ainsi dessiné au
cours des siècles un vaste et superbe patrimoine, dont les
musiques d’Iran sont les dépositaires. Parallèlement, la vie
humaine est semée de quêtes diverses. Partir à la recherche
de ses souvenirs, de l’autre, de soi, de ses racines, c’est
s’engager dans une quête. Cette soirée retrace le voyage vers
la musique persane, le voyage intérieur de musiciens traversé
par le doute, la rencontre avec le sens musical…
Darvich, le musicien du village
Ali Badri, Iran, 2003 (75’), version française
Distribution : ACCAN, Atelier Cinéma de Normandie
Après vingt ans d’absence, le
réalisateur Ali Badri et ses frères retournent
en Iran pour retrouver leur famille et leurs souvenirs d’enfances.
Chacun vit son retour aux sources différemment. Ali
décide de partir à la recherche de Darvich,
un vieux musicien de Char Cheshmeh, le « village des
quatre sources », qui enchanta son enfance. Sur son
chemin, nous découvrons la vie quotidienne iranienne,
les sentiments de l’exil et le destin de Darvich.
Plectrums of Love
Majid Hamidiani et Amir Hossein Zamankhani, Iran, 2003
(20’), sous-titré en anglais
Production : Majid Hamidiani
Ce film présente l’histoire
d’un vieil homme; d’un paysan qui renonça
durant quinze ans à la musique, car un mollah lui avait
fait croire que jouer d’un instrument était un
péché. Mais sa vie éprouvante le pousse
tout de même à rejouer, et il transcende ses
souffrances par l'amour qui l'illumine quand il joue de son
dotâr, le luth traditionnel. Ce musicien anonyme, simple,
aux paroles profondes, nous raconte sa vision de l’amour
et de la musique, qui sont au centre de son existence.
Tarifs Films : 12.-
/ 10.- (membres…) / 7.- (étudiants, jeunes)
Abonnements (sauf stage) : Passe général : 120.-
(plein tarif) / 100.- (membres etc.) / 80.- (étudiants,
jeunes)
Billets en vente à l’entrée 1 heure avant
le début des programmes
Location : Service culturel Migros, 7 rue du Prince, Genève
(lu-ve, 10h-18h), dès le 29 août
Réservations : Tél. 022 919 04 90 et sur le
site, dès le 29 août 2005
Restauration iranienne sur place
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